Essaime Tarland, né adulte d’un complexe pharma tubulaire suant… (ata praniqar)

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

– Vous connaîtrez aussi le fil du temps passé inventé, dit un pharmaprêtre, flanqué d’un pharmaphilou monoculant, à Essaime Tarland et à la foule mouvante, vous connaîtrez, leur dit le pharmaprêtre, ce fil du temps passé inventé au gré des masseurs terriens qui utilisèrent l’épinéphrine, l’urluberlon, le vertégral, le pissargonox, le mitriolix, le décrissol penissaridin, le pentotalux vasyvagivien, le viandagras enculissinix, le capitanol conculissirin …

Extrait de:

Une Saison dans l’Donjon.

ata praniqar

Essaime Tarland, né adulte d’un complexe pharma tubulaire suant dans le temple des Ékclektopiteks plagieurs, tout joli, s’éclapouffe en pataugeant dans les bougies rouges fondues de son pharmagâteau de naissance, tout cramoisi de porcupine, d’enlumine, de sulfate d’aluminime, de fluoriat colochifié et d’hésitations prédobiles pharmaprogrammées.

– Vous connaîtrez aussi le fil du temps passé inventé, dit un pharmaprêtre, flanqué d’un pharmaphilou monoculant, à Essaime Tarland et à la foule mouvante, vous connaîtrez, leur dit le pharmaprêtre, ce fil du temps passé inventé au gré des masseurs terriens qui utilisèrent l’épinéphrine, l’urluberlon, le vertégral, le pissargonox, le mitriolix, le décrissol penissaridin, le pentotalux vasyvagivien, le viandagras enculissinix, le capitanol conculissirin, le bancainirol transalpinperchié, le phornikotex méthyfielixfiant, le réfoufiol phlipottantotex, l’orguenirol mabsorbantinox, le véritolin forgitanoxant, le rengorgeanex noyifienté, le métrécal poudramardexant, le belisseriol importiqoït, le dicoumarol merdurantinol, le réphrénirol histriophiliant…
– Quelques contre-indications cependant, rappelons-le, mais soigneusement conçues pour que ça fasse sérieux, dit un pharmaphaucu qui se sentait le devoir éthique d’intervenir publiquement.

Les grands-pharmaprêtres et les pharmasciants racontèrent alors à Essaime, en l’endormant, l’impossible rêve de voir nu, sans retour, un kimono découpé sur des grandes jambes pesantes.

– On ne peut pas tout avoir mais le gonocoque est toujours là, petit Essaime chéri, et il reste là, dit un marchand de pilules, il reste là, rasé de frais sous nos coques, et il a grossi.
– Pas d’problème, on en prend soin, dit un pharmoricin. On en a même fait des électroniques qui sont virtuellement indécollables et dont la longévité est impressionnante. Nos revenus sont gras! Nous prendrons bien soin d’toi, petit Essaime si savamment et matriciellement prédécouilli par les entubulures pharmasacrées!
– Ouâôwe!, fit Essaime Tarland admiratif en sentant immédiatement un goût de pisse dans la salive de son enthousiasme néo-naïflicottant.

Il crachotta.

– À l’origine un dieu né d’eau, le gonocoque robotisé qui vous divertit tous aujourd’hui accourt toujours renifler la fleur d’ozone, dit un grand prêtre d’un ton efflanqué à une foule qui devait être là – mais dans le Donjon, il fait souvent noir et on ne voit pas toujours bien.
– Ah tiens tiens, dit Essaime d’un air absorbé fort maniéré pas mal pénétré et fort savant en se demandant immédiatement pourquoi il avait dit ça comme ça.

Il crachotta.

«Serais-je manipilulé», pensa Essaime Tarland, mais tellement fugitivement qu’il ne put rattraper à temps cette pensée catatonnante pour la contempler soigneusement; elle s’était effacée, sèche et cassante, dans un bruit de vitres et de prouvettes excitées qui jouaient et pataugeaient dans l’aqueduc public que géraient privément les Ékclektopiteks plagieurs.

Essaime Tarland crachotta encore du dégueu liquide, toujours sans comprendre pourquoi il crachottait comme ça.

Les grands prêtres et les pharmafios montrèrent un outil fatal à Essaime Tarland, une cisaille palpitante de matité, également née récemment d’un complexe tubulaire suant. Essaime s’en empara, la contemplant. Après tout, c’était sa soeur.

– Le bizarre outil délie tout, dirent les prêtres et les pharmarnaqueurs en indiquant la cisaille avec des airs entordus.
– Ah, fit Essaime d’une gorge forcalante …
– Les langues, par exemple, dit un pharmacoupant en éclatant d’un rire bonhomme et terriblement bien denté.
– … Étrangement, la cisaille lie l’homme à Titan le Grand Avide, le maître du monde, dirent les prêtres et les pharmamentants en contemplant la cisaille de leurs yeux brillants et en se torquinant mutuellement la prucille du bout de l’index et du pouce.
– Hi!hi!, dit un pharmaphlatteur d’un air fort mol tellement telleur que le scribe faillit rejeter son intervexion.
– Oui, c’est une sorte de cisaillepilule, une sorte de grosse pilule difficile à avaler, si on veut, dit un pharmacomptant nostalgique, mais ça remplace tout le tralala tranchurant compliqué de l’ancêtre …
– Oui, tout le tralala tranchurant compliqué de notre auguste pharmancien Pharquemada!, dit le pharmaphlatteur encore une fois d’un air fort mol tellement telleur que le scribe faillit encore rejeter son introfection.
– On peut l’avaler?, dit Essaime.
– Tu peux bien avaler n’importe quoi pourvu qu’tu paye!, dit un pharmacélèbre en mettant ainsi soudain tout le monde mal à l’aise en public et en ricanant comme un pharmacélèbre se doit sans doute de ricaner, avec beaucoup de reniflements rapides qui ressemblaient à de courts ronflements saccadés, scandés de «hi! hi!» pointus très radiophoniques et fort réussis et de «hé! hé!», disons, dindons, et certainement fort selfconfiants, pas mal transperfidicides, et en un sens, aussi, très selfcocuportifiants.
– La puissance affabulatrice induite par nos produits est immense, dit un pharmacrosseur trilliardaire mégapharmadoté en essuyant, à la moppe, sa bedaine ouzillante qui pouillemouillait tout autour, et en posant une main phlébottifiante sur le cuisseau pharmassoïde tubulorifiant d’Essaime Tarland.

Le pharmacrosseur trilliardaire mégapharmadoté poursuivit :

– Ce ne sont plus des pilules, ce sont des clitoris encrés comme celui qu’on trouve au bout de la célèbre plume conteuse de la mère l’Oie qu’on a d’ailleurs remplacée par un robot, tout en dentelles duracides molliphracontantes, et qu’on a injecté aux histriotines censurisettées, réforgées, et pharmapissamment lavantes, et tout ça en pensant à toi, mon beau Essaime Tarland dépercouilli. Je t’aime!

Le pharmacrosseur regarda autour de lui d’un oeil tors et torquant, comme celui de Priam Nasillant, un oeil tors goguenard, quêteux, phlattineur, prétentieux, téteux, bavant, fort beggueu, fort ouashant dans les creux, la langue mortante toute sortilonge et fliquefloquante jusqu’en bas du menton, les yeux exorbités. Sa secrétaire le contemplait, ébanie et toute trembliotounante d’affection isomoconiale zigonnante récemment molestininjectée. Mais les collègues du pharmacrosseur détestaient les manières de ce méganerdier qui nuisait à leur image, le pharmacrosseur montrait toute, ils avaient horreur de sa trogne prublique, ils éprouvaient la nausée à la seule idée d’avoir encore à lui réaflattir la parleurrine à la crocaïne par en-dessous en direct à télé, ou d’avoir encore à lui surjouiller la flicouille à l’écrouine médiaxilante, par en-dessous toujours, pour l’accalmer devant les accroupiements souvent survenant des comméras massemédiathyliques grand-réseaux en quête de connaissances proprement emballées, honnêtes et objectives – et par-dessus tout c’était un concurrent.

– La puissance affabulatrice de nos produits a été démontrée, dit un pharmaphoqué en faisant un grand effet de toge avec ses lunettes pour cacher le pharmacrosseur.

Un concurrent avide, envieux, complice du pharmacrosseur, s’empara immédiatement des lunettes du pharmaphoqué, les piétina avec rage en en faisant soigneusement crisser les miettes sous ses florechems shaïnés puis, de toute la force vilipophiliante de sa longueur de jambe, il élança son pied droit vers les zones mésoarrières du pharmaphoqué en criant: «Quin! maudit phien! quin! Ton con cul rance! Quin! Pouash!»

– Oui!, crièrent en choeur les pharmacecis sous l’oeil phlappant fortichement roboteur, envieur et suceur des pharmacelas qui ne cessaient d’envier les pharmacecis.
– Toutes ces vies antérieures oniropharmaproduites sont des phléfouines fertiles, voire des foutrathaises papirepayantes, dit un pharmatoqué dont la bedaine molle, souvent et soigneusement rapiécée par une esthéticienne fort éthiquement encodée, raclait élégamment le plancher comme une grosse langue.
– N’est-ce pas un peu, juste un peu, comment dire, immonde, tout ça?, susurra Essaime Tarland en rougissant comme une grappe suante de petites tomates heurtillonnées du bout retoquant d’un ongle, et en oubliant immédiatement ce qu’il venait de dire, et que personne, de toutes façons, ne semblait avoir entendu.

Essaime Tarland crachotta encore pour se sortir de la bouche ce goût dégueu collant qui sentait les latrines et qui jaillissait dans sa bouche en coulant entre ses dents chaque fois qu’il parlait et qui persistait sans bon sens et dont le volume percollifiant semblait, de fois en fois, augmenter en s’épaissiffiant.

Une LL qui passait, prise de compassion, dit aux autres LLs: «Ce pauvre Essaime Tarland, né dans un tube dans le temple des Ékclektopiteks plagieurs, ce pauvre Essaime Tarland, il a des contradictions coïncées dans les glottes, il semble se noyer dans l’jus mou caractéristique de ces soumis très longument morossis, il semble souffrir de poisons subtils nageant dans son ouzante salive, il semble affecté d’une mémoire surviralisée, mais d’un enflasquement, d’un enflasquement…»
– On aime pas ça, dirent en choeur les LLs. Ça gâche tout l’ata!
– Il faut faire quelquechose!, dit Lola, soudain prise d’une compassion érotique sans limites pour le fils tout frais du complexe matriciel tubulaire templier.
– Oui Lola, il faut consulter Li, dit Lulu qui passait et qui s’était arrêtée.
– Oui!, dit Lila, rappelez-vous Titan le Grand Avide.
– Oui, dit Laïli, c’est déjà arrivé, Titan le Grand Avide était vraiment pas content du fils de tube produit et il a tout rasé, vlan!
– Oui, lança le choeur des LLs. Virage!
– Non!, cria Niquelle Tambour.
– Ah celle-là!, lança Liali à travers ses crocs de tigre-sabre.

En entendant Liali aux crocs de tigre-sabre, Niquelle Tambour sauta immédiatement dans un avion pour la Florridge en invitant Jr à la suivre.

Ce dernier déclina l’invitation en expliquant que même si Liali aux crocs de tigre-sabre parfois conversait avec lui sous prétexte de consultation, elle ne l’invitait jamais dans son palais et que, de toutes façons, il préférait l’grand air d’ici et il n’avait pas du tout l’intention de partir pour la Florridge.

– Virage!, lança Liali aux crocs de tigre-sabre.
– Non!, dit Niquelle Tambour, la tenace, en voguant dans l’air et en savourant, autour d’elle, d’une même langue oléonguentée, plaisir et déplaisir du palais.

Les LLs fondirent sur les pharmaquinquins qui se dispersèrent en désordre en se démolissant les claquettes.

– Non!, cria Niquelle Tambour du fond des marais gelés de Florridge. J’étais pas là et j’ai tout vu, ils se sont désistribué la cervelle en se la piquant les uns aux autres, mais sans se démolir les claquettes, ils en ont besoin!

Extrait de : Une Saison dans l’Donjon.

© copyright 2011 Hamilton-Lucas Sinclair (cliquer)

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