Essaime Tarland, né adulte d’un complexe pharma tubulaire suant… (ata praniqar)

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

– Vous connaîtrez aussi le fil du temps passé inventé, dit un pharmaprêtre, flanqué d’un pharmaphilou monoculant, à Essaime Tarland et à la foule mouvante, vous connaîtrez, leur dit le pharmaprêtre, ce fil du temps passé inventé au gré des masseurs terriens qui utilisèrent l’épinéphrine, l’urluberlon, le vertégral, le pissargonox, le mitriolix, le décrissol penissaridin, le pentotalux vasyvagivien, le viandagras enculissinix, le capitanol conculissirin …

Extrait de:

Une Saison dans l’Donjon.

ata praniqar

Essaime Tarland, né adulte d’un complexe pharma tubulaire suant dans le temple des Ékclektopiteks plagieurs, tout joli, s’éclapouffe en pataugeant dans les bougies rouges fondues de son pharmagâteau de naissance, tout cramoisi de porcupine, d’enlumine, de sulfate d’aluminime, de fluoriat colochifié et d’hésitations prédobiles pharmaprogrammées.

– Vous connaîtrez aussi le fil du temps passé inventé, dit un pharmaprêtre, flanqué d’un pharmaphilou monoculant, à Essaime Tarland et à la foule mouvante, vous connaîtrez, leur dit le pharmaprêtre, ce fil du temps passé inventé au gré des masseurs terriens qui utilisèrent l’épinéphrine, l’urluberlon, le vertégral, le pissargonox, le mitriolix, le décrissol Continue reading

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Une Saison dans l’Donjon.

Une Saison dans l’Donjon – oeuvre en progrès; cliquer.

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

Les sons montent comme l’eau comprimée dans d’infimes tubulures.

Comprimés, les sons s’articulent d’eux-mêmes et se transcrivent.

Le scribe creuse et recueille. Qui est-«il»? qui est-«elle»? C’est obscur. Mais ni «il» ni «elle» n’est le scribe. En tout cas, «pas vraiment», c’est sûr. Parce que si le scribe était l’écriture, le scribe n’existerait pas parce qu’il ne serait pas le scribe puisqu’il serait l’écriture. Si le scribe était l’écriture, il n’y aurait pas d’écriture parce que le scribe ne serait pas le scribe.

On est en guerre.  Le scribe dit: «Il faut demander la protection dans la chair.»

Le scribe écrit que la prière est fine. Que la prière est rousse, visible, douce. Il faut demander. Au commencement était ça. Quelque chose comme ça. Stirring. Aum devint miam et le chat fit tache sur le Carelage en créant Carlo, Carla, Carle. Le félin prie. Le félin file. Le félin file, le félin file trois fois: il arrive, il retourne, il revient. Miam devient iam, am, eye, ma, nama, rupa, forme, name it.

Des personnages jaillis de la plume du scribe: Niquelle Tambour, Marie-Magdalena, Nérée du Donjon D’Fond (le prisonnier – selon Alice, un titan), la foule, le bull roux, le scribe, Tantieur, Adam, la fille du souk, Ézékiel Jean-Conteur, des femmes (dites) formidables (connue, écornue, etc.), Ansiyav, Loïse, Noqué Lebeggueur, Taltyr la Nique, Rogné-Chaulé Lehaletant, Trollenchef, la pommade, l’enclume, Kaôme-Ha (Kaôme; qui se confondrait, apparemment, avec Ellil), Essaime Tarland, Selig et Sidong, Le roi du Cacadoie, Jehanne, Priam Nasillant, la vieille qui …, l’inanimateur fardé, l’éléphant, le faon, le coyote, le loup, Tortine Coulis, Gravelle Grugeante, Pan Noséros, Able Bondit, Hainepsi Chique, Loup, Jr, Lucas, Henne du Mûle, Sortove Perillard,  Pilascande-Anguelot de la Papasouïe, les Ékleckticotecks plagieurs, un pharmaphilou, un pharmaphaucu, un grand prêtre ou des grands prêtres (à l’occasion), des pharmafios, une cisaille, les pharmarnaqueurs, un pharmacoupant, Titan le Grand Avide, les pharmamentants, un pharmacomptant, un pharmacélèbre, un pharmacrosseur, un pharmaphoqué, les pharmacecis, les pharmacelas, un pharmatoqué, les pharmaquinquins, un canari, les ermites, la belle de Sion, des filles, des guerriers, une tribu d’hommes jeunes, soeurs transfigurées, les zébus, Réjean Lenarrateur, Alice, Gilles, une décabelle argentée, un pharmaphormol, la race des Urlan-Berlans, la race des Urlu-Berlus, les armirdes (Niquelle Tambour serait une «armirde», mais on ne sait, au 14:35 2012-01-01, s’il s’agit d’une tribu, d’une confrérie, d’une sororité, ou quoi), Issias, Enouï, Ocable, Eli, Piton Ladouleur, les quidonques, Sainte Juisséla la Ravissante (parfois Sainte Juisséla la Réjouissante, Sainte Juisséla l’Accomplissante, etc.), Sistante Antan, Anne Recluse, Pierre le Combattant (le visiteur), un pharmafacturant, un pharmadeprime …

Et les autres … Lila, Loula, Leila, Lili, Lilia , Lyly dite La Rouse, Laïla, Lelia, Lamlam, Liali aux crocs de tigre-sabre, Lola, Li, Lulu, Laïli, Ellil (qui se confondrait, apparemment, avec Kaôme-Ha), Lucielle (une LL métissée), Lalem, Laloui …

Et sans doute, d’autres à venir.

Il y a le sens. Il y a la forme. Il y a le son. Chaque instanlangue est un rayonnement multi-dimensionnel qui fait craquer les formes, et forme.

Bref, Une Saison dans l’Donjon – oeuvre en progrès; cliquer.

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Cui bono, Cicéron, et les agents provocateurs …

Notes sur l’origine de l’expression «cui bono» :

« Que le mot de Cassius : “A qui l’action a-t-elle dû profiter ?” nous dirige donc et nous aide dans nos recherches. Si nul motif ne peut engager l’honnête homme à faire le mal, souvent un léger intérêt y détermine le méchant. »

( « Itaque illud Cassianum ‘cui bono fuerit‘ in his personis valeat; etsi boni nullo emolumento impelluntur in fraudem, improbi saepe parvo. » )

[ Cicéron, Pro Milone, 12, 32. [Traduction : Collection des Auteurs latins publiés sous la direction de M. Nisard ; Œuvres complètes de Cicéron, t. III ; Paris, Dubochet, 1840. ]

L’action des agents provocateurs, dans les manifestations qui contestent les ordres établis, soulève toujours, à juste titre, la question : «Cui bono?», ou «Qui en profite»?

Bref, «cui bono?» est devenu synonyme de : «À qui profite le crime?» Effectivement …

L’idée : Les Habits Neufs du Roi, le conte d’Andersen («Le Roi est Nu»).

La source : Liste des locution latines, « Cui bono » (Wikipedia)

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À la santé du coeur qui sait que soif est désaltérance (ata sirocoul sirocie).

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

«À la santé du coeur
«qui sait que soif est désaltérance
«et que grâce demandée
«l’est par grâce qui demande.»

Extrait de:

Une Saison dans l’Donjon.

ata sirocoul sirocie

– Très piloré de guerre et pourtant nasci, dit Sistante Antan en pansant le visiteur, il est doué.
– Oui, dit Anne Recluse, il membrasa presqu’en même temps que surgissement fut, et fort dourable et soiessain, mais il fut plus tard blessé par arme de guerre, nama nascidire.
– C’est par la guerre qu’ils le lèsent de la féconde charpie noire et des enlaçantes choses vivides et autres vivaces qui percent partout dans ses textes comme des membrilles, dit Sistante Antan en parlant du visiteur qu’elle pansait et qui commençait à entrouvir les yeux, je sais qu’il est doué… Continue reading

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C’est grand, c’est petit.

Source de l'illustration, origine, etc. : cliquer dessus.

C’est grand.
C’est petit.
C’est la totalité des choses.
C’est hors de la totalité des choses.
C’est aussi chaque chose,
et en chaque chose,
c’est une personne d’un nom différent.

Si tu veux changer le monde, prépare-toi à changer ça…

Mais si tu veux que ça change le monde, prépare-toi à changer.

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Quand la roue des mondes s’arrête net de tourner, karma, karma pas (ata mura).

extrait de Une saison dans l’Donjon, oeuvre en progrès.

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

ata mura

Quand la roue des mondes s’arrête net de tourner, elle attire instantanément et brusquement à elle, avec une force décuplée par le choc du freinage, tout ce qui s’apprêtait à  tourner, et l’impact de tout cet à-venir qui rapplique à vitesse brusquement accélérée relance immédiatement la roue en marche à la manière d’un gant qu’on retourne – et tout ce futur gigantesquement contrarié et retourné d’un coup comme un sol, envahit le passé et des deux s’épousent. Se confondent. Comme toujours, vraisemblablement.

Telle est la source de la douceur et de la férocité futures.

Telle est la source de la douceur et de la férocité passées.

C’est une même source dont tout sourd en temps d’instant.

Karma, karma pas.

Une saison dans l’Donjon, oeuvre en progrès.

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Liberté du lieu : louer n’est pas faire une location, louer est une louange (ata lema).

extrait de Une saison dans l’Donjon, oeuvre en progrès.

Eagle Tower et Inner Bailey. Courtoisie de Ruth Dean, 1972. © Copyright Alison Stones. Source : cliquer.

ata lema

Louer n’est pas faire une location. Le mot «louer» existait avant la propriété privée. Louer, c’était un don de l’être à Dieu.

C’était toujours fait en un lieu mais le lieu n’était pas, en soi, louable: il était dégoûtant, neutre, agréable … On pouvait le maudire, le délaisser, le sanctifier. On pouvait le bénir, le bonifier, y être fidèle, partir. Mais louer Dieu, c’était s’en imprégner, s’imprégner de Dieu. En un lieu. On est toujours en un lieu. Ou dans maints lieux. Qu’importe. Sur n’importe quel plan. Et en louant Dieu on l’enracine en un lieu. Par défaut.

Aujourd’hui, «louer», c’est s’enferrer momentanément dans un lieu en payant à des usurpateurs le coût de l’emprisonnement. On sait que quelquechose de fondamental nous a été subtilisé. La preuve: les masse-médias diffusent des sornettes, des dixièmes de nouvelles, des absences de choses et beaucoup de hon!, de clap!clap!, de hi!hi! Ça cache quelquechose. On veut nous faire oublier qu’au fond de nous, en un lieu tellement louable qu’il confine au divin, nous savons que quelquechose de fondamental nous a été subtilisé : la liberté en un lieu par louanges, la louange d’être libre en un lieu libéré par louanges. Au lieu de l’admettre et de le dire, ils font hi!hi!, hè!hè!, clap!clap!

– Non!, dit Niquelle Tambour.

(Vous voyez bien que j’avais raison… Non!, ne punissez pas Niquelle. En tout cas, attendez. Un jour, on comprendra peut-être pourquoi Niquelle est Niquelle.)

Une saison dans l’Donjon, oeuvre en progrès.

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L’appartenance à une nation.

Ce serait le plus ancien des quipus. Disons que ce serait, dit-on, le plus ancien des quipus connus. Authentique? Qu'importe : tout est écriture. Source : cliquer.

J’appartiendrais à une nation.

Le problème est que la nation québécoise – à laquelle j’appartiendrais – appartient, elle, au réseau des Banques Centrales privées et aux grandes corporations, minières entres autres. La nation québécoise, comme la masse des autres nations de la Terre, appartient à l’hypnose qui détruit la planète. La nation québécoise appartient, comme tant d’autres nations, à quantité de courants de pensée auxquels je ne m’identifie pas et qui sont maintenus par les masse-médias classiques et un bon nombre de présences sur internet. Les courants souverainistes dominants, au Québec, voudraient, pour leur part, que le Québec devienne, par l’indépendance politique, une nation comme les autres … Démêler l’écheveau.

Être “pour”, ou “contre”, ne signifie plus grand’chose.

Appartenir à une nation revient, présentement, par l’enfirouâpement des faits, à se soumettre à un État servile qui maintient sa masse de gens dans le servage au profit de corporations déchaînées. L’appartenance est toujours, ainsi, et de maintes autres façons aussi, kidnappée. Notre naïveté nourrit le kidnappeur et, souvent, presque toujours, chérit le kidnapping.

Pourquoi y a-t-il quelquechose et non pas plutôt rien?

C’est à ce qui répond à cette question, quand la question s’exprime en moi, que “j’appartiens”. Mais cette appartenance en est-elle une? La réponse, dans la perception, dans les choses, dans la conscience, a ceci de particulier : elle est libérante et évolutive. Ce n’est ni une propriété privée ou publique, ni un ronron masse-médiatique hypnotique.

Le mot «nation» proviendrait du vieux français «nacion», et «nacion» proviendrait du latin «natio» qui signifie «cela qui est né», ou «cela à quoi il est advenu de naître».

S’il existe une nation à laquelle j’appartiens et dont je participe, c’est à celle dont la croissance s’enracine dans la réponse vivante, surprenante, réconfortante à la question : Pourquoi y a-t-il quelquechose? Ça répond. Parfois, c’est comme une naissance. Et chaque fois, par la force des choses, c’est une renaissance. C’est, au sens propre, une nation. Libre.

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Le ronron.

Source : cliquer.

C’est constant. Comme un buzz. Le ronron de la polisseuse sur la boule de billard.

Capté à la radio: une remise de prix aux chanteurs québécois. Des témoignages larmoyants.

Nouvelles. Commentaires d’un prestigieux chanteur : l’illusion que “l’indépendance politique” du Québec éliminera la corruption.

L’indépendance politique du Canada éliminera sans doute la corruption au Canada, et l’indépendance des États-Unis aux États-Unis, même chose pour la France si ce pays devient un État indépendant, et le Pakistan, le Mexique …

Ronron.

Nos sociétés ronronnent. Les masse-médias alimentent et soutiennent la sphère d’illusions.

Le hockey. Les nouvelles du sport. Entendu dans la bouche de Roger Nantel par Jr en 1966 quand Jr  travaillait à l’éphémère quotidien Métro-Express : «On l’sait que l’sport c’est une mafia.» Feu Roger Nantel était directeur de l’information. Il devait se retrouver, des années plus tard, au service de l’information du Parti Conservateur de Brian Mulroney. Nantel, en 1966, s’adressait au reporter-chroniqueur des sports.

Le temps passe. Mais pas le ronron de la polisseuse.

Les mafias, comme des ombres, sont partout.

Rien de ce qui semble évident ne l’est.

Sourire intérieur. Une sérénité qui vibre doucement. Quelque chose qui mue doucement. La réalité approche. En tout cas, elle est proche.

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L’asoura : affable, gluant. Parfois, le courage est dans la fuite.

Oreste harcelé par les Erinyes. Fragment de Remord d'Oreste, d'Adolphe-William Bouguereau, 1862. Cette illustration n'illustre pas vraiment l'article. Quoique. Généralement, sur ce blog, les illustrations n'illustrent pas nécessairement les articles.

L’asoura est un monsieur extrêmement gentil, affable et bon (“il” peut aussi être une madame).

Bien sûr, ce qui suit n’épuise pas la “question de l’asoura”, pour dire comme on dit dans les émissions de débats publics. Disons que c’est une modeste contribution.

Quand l’asoura vous dit qu’il agit par amûûr pour vous, vous vous sentez lentement enveloppé par une sorte de liquide gluant, sucré, doucereux, une sorte de bave douceâtre qui n’est pas sans rappeler la  mollassonne texture de la merde.

Parfois, on peut en apercevoir couler à ses commissures. Pas toujours. C’est souvent plus subtil.

L’asoura a souvent la mèche courte et pratique ascétiquement et péniblement la vertu de patience souriante – au point où on peut voir, parfois, perler la sueur de ses efforts, et sentir, voire entendre, un halètement gras, visible ou invisible (mais perceptible), souvent accompagné par une odeur bactérienne de toxines. C’est ce qu’il appelle «être calme» – et il désire vous rendre semblable à lui.

L’asoura s’efforce cependant d’être propre en tout temps, et il est souvent impeccablement cravaté même quand c’est parfaitement inutile, voire ridicule.

Chose certaine, il vous aime. Il vous le dit, non? Et vous vous en sentez toujours  mal – comme si on voulait vous étouffer, vous rendre totalement paralysé et dépendant d’une sorte de subtil jus gluant qui vous tchôke et semble chercher à vous noyer.

L’asoura ne ment pas. Il est mensonge, il est fait comme ça. C’est un harceleur-enfirouâpeur-né, totalement dévoué à son appétit.

Bref, c’est un faux-cul total.

N’essayez surtout pas de le convertir : à la longue, il vous bouffera avec sa mauvaise foi. Il le fera souvent avec grands soins. Et par maints généreux dons de pots de vinasses, d’orangeade, de pepsi, de redboule, de médailles, d’honneurs fort bien clinquants, aussi avec force kool-aid et bonbons de toutes sortes. Il vous désintégrera les dents, vous gâchera le système nerveux, et vous épuisera l’esprit comme une gigantesque suce. Tout en fuyant. N’insistez pas, vous le rendrez furieux, et vous risquez de voir bientôt apparaître les Érinyes, qu’il invoquera pour vous punir de ne pas écouter – toujours pour votre bien et par amûûr, il vous le dira – et après avoir greffé, à vos tripes et à votre coeur, des remords aux ventouses collantes et insistantes, des remords qu’il a le don inné de produire en les agraffant dans les recoins les plus reculés de votre psyché. Sa production est industrielle.

L’asoura – madame ou monsieur – aime aussi les prisons, la police, les punitions, les casquettes, les prestiges, le fouet, les peines de mort, la torture, et tout le tralala morbide. Par amûûr. Méfiez-vous, il vous inventera des crimes pour vous foutre en-dedans parce que vous ne vous soumettez pas (et souvent, il se croira lui-même) ;  l’asoura fait souvent partie de sectes mises sur pieds par des plagiaires et des fraudeurs (qui finissent par se faire croire qu’ils sont d’authentiques prophètes) ; mais il est plus qu’un bigot accompli :  il est un dangereux, une dangereuse, paranoïaque. Un vrai. Une vraie.

Rien à faire, fichez le camp.

Monsieur – ou madame – tentera d’aller manger ailleurs; ou finira par mourir de faim. Vous en serez avisé par un net et significatif regain de l’âme (pour la réception de l’avis, ne vous fiez ni à la poste, ni aux nouvelles-télés).

En attendant, soyez énergique, héroïque, et surtout n’hésitez pas : le courage est dans la fuite, et vite.

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Rien que de l’air.

Source : cliquer.

Il n’y a rien dans la tasse vide sur la table. Pas de café, pas de thé, pas d’eau, rien. “Rien”?

La tasse est pleine d’air.

“Rien”, c’est quelquechose. C’est toujours quelquechose. L’air, c’est pas rien.

Sans air, vous claquez.

L’univers est infini. Infini, donc sans limite. Sans limite(s), donc sans forme. Sans forme et plein de formes. En même temps. Tout. Vide. Plein. Rien. Tout et rien.

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Le criminel au large.

Inscription latine, Colisée de Rome, Ve (cinquième) siècle. Source : cliquer.

Pendant que l’innocent pourrit en prison, le coupable au large est peut-être beaucoup plus près de la rive de votre être que vous ne le pensez.

Il est peut-être dans votre dos, tout proche, insoupçonné, innocenté par la bêtise humaine. Pendant que vous célébrez l’erreur judiciaire, le coupable, à vos côtés, applaudit avec vous.

La société dans laquelle on vit se tire ainsi très souvent dans le pied avec soulagement. C’est une tendance forte.

Vous ne savez pas que c’est une erreur judiciaire? Qu’importe. Au fond de vous, vous tolérez les nombreuses erreurs ou “erreurs” judiciaires qui se commettent, et vous pensez : «Il en faut, elles sont inévitables, bof», etc.

http://bit.ly/qFUdBW

Pendant que vous célébrez la justice, le coupable effile de nouveau son couteau. Il vous le plantera entre les deux épaules au moment, peut-être, de votre plus grand contentement.

Vous n’avez pas seulement le coeur étroit. Votre esprit l’est aussi, et votre bon sens : pour tout innocent derrière les barreaux, il y a au moins un criminel insoupçonné et stimulé au large. C’est arithmétique.

http://bit.ly/oHSZjK

Et il y a beaucoup plus d’innocents derrière les barreaux que vous ne le pensez – et donc de criminels au large qui adorent vous entendre dire «bof!»

Vous vouliez un coupable. Vous l’avez : dans votre ombre et votre dos, insoupçonné.

Et sans le savoir, vous êtes devenu, vous aussi, dangereux à fréquenter …

http://bit.ly/jyQFEB ;

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